28 août 2007
Sortie à la forêt de Breteuil en août
Quelques passionnés de la période des grandes invasions se sont retrouvés en forêt de Breteuil, en Normandie, à la mi août. Les Letavi étaient présents, et ce fut une bonne occasion pour échanger des idées de projets, des conseils techinques, et partager un bon moment entre bretons, saxons, et autres peuplades "barbares".

Bricolage et vie de camp
Entraînement Au porter du scutum et au lancer de javeline.
Une tête de poulet en guise de vexilum... C'est un bon début non ?
10 juillet 2007
Premières photos de la troupe
Voici donc les premières photos de la compagnie Letavia. Etaient présents lors de ce premier rassemblement la totalité des reconstituants Segutienses les quatres "membres fondateurs" : Morcant map Conmail, Adwyn map Coel, Tegvan map Penvaran et Ewen map Erbin.
23 mars 2007
Création d'un nouveau groupe de reconstitution
Le groupe "Letavia" est né !
Ce ne sera pas la première troupe de reconstitution historique à remonter le temps jusqu'aux grandes invasions, mais Letavia est le premier groupe reconstituant la période du "Bas Empire" en Bretagne.
Notre groupe reconstitura la seconde moitié du V° siècle, et le début du VI° siècle après JC.
Nous avons décidé de reconstituer des légionnaires bretons de la "Segutienses", placée sous le commandement du Magister Peditum dès le IV° siècle de notre ère.

Episème figurant sur le scutum (bouclier) de la légion des Segutienses.
Si cette période, ainsi que la reconstitution historique, vous intéressent,
n'hésitez pas à me contacter, je vous donnerai de plus amples rensignements
Gwendal
gwendal.lazzara@orange.fr
09 février 2007
Avènement de la civilisation Brittonique
Les Brittons.
Jules César mentionne à plusieurs reprises ses campagnes dans l'île de Bretagne où il décrit des celtes semblables aux celtes continentaux que sont les gaulois. Les tactiques militaires bretonnes, ainsi que l'ascpect des guerriers insulaires sont pour le moins assez bien décrits. La particularité des bretons réside dans le fait que ces derniers se peignent en bleu (cela vous rappelle sans doute les pictes, ou bien le film "Brave Heart", aux qualités historiques discutables).
Carte des peuples celtiques insulaires (Gaels et Brittons), avant l'arrivée des anglo-saxons.
Les bretons seront, comme leurs cousins du continent, vaincus par César, et devront s'adapter au nouvel ordre romain. La "civilisation" s'est installée dans cette grande île brumeuse, et les historiens parlerons désormais de britto-romains.
Le bas empire romain, aux troisième, quatrième et cinquième siècle après JC, met en place un dispositif militaire très différent de celui que connaissaient les contemporains de César. Les troupes sont désormais recrutées dans les provinces, comme l'étaient les auxilliaires de l'ancienne république et du haut empire, les siècles précédents. La célèbre armée romaine se retrouve ainsi "barbarisée" ! On retrouve des germains de diverses tribus, des afriquains, des orientaux, mais aussi des celtes, gaulois (ou gallo-romains), et bretons.
Les bretons, de la Valeria Victrix, seront affectés chez eux, sur les murailles qui les protègent des pictes de Calédonie (Ecosse). Puis, au cours des IV° et V° siècles, la "Notitia dignitatum" mentionne des légions bretonnes (la Secunda Britannica, l'Exculcatores Iuniores Britanniciani ou encore la Seguntienses) et des compagnies de cavaliers (les "Equites Honoriani Seniores" et les "Equites Honoriani Taifali Iuniores"). La plupart des légionaires bretons étaient principalement affectés sur les côtes et les zones fluviales, un peu comme une police maritime, de la péninsule ibérique à la frise, et jusqu'en Illyrie.
Légionnaires bretons de la Secunda Britannica en lisière de forêt, sur les frontières germaniques.
(reconstitution par la compagnie anglaise "Britannia")
31 janvier 2007
Les Origines
Premier message de ce blog, ou plutôt : Introduction d'un site qui vous fera visiter une civilisation ainsi que son épopée dans la période tumultueuse des grandes invasions...
Je commence donc par les origines. S'il on doit parler des anciens bretons, il me semble indispensable de parler des celtes et de la définition de cette culture. Contrairement à tous les clichés de grands gaillards moustachus "à la peau flasque" que nous connaissons, les spécialistes s'accordent à définir les celtes de par leur langue. Le celte est un celtophone avant tout autre chose. Il est d'autant plus difficile de parler de "race" que la culture et les langues celtiques se sont répandues en Europe, et dans une partie de l'Orient, au sein de cultures qui y résidaient déja. Adieu l'image erronnée des "fièrs barbares" conquérants la majeure partie du continent !
Faisons donc une impasse sur l'aspect matériel de cette civilisation, pour remonter à la place qu'elle occupe dans la grande famille indo-européenne. Le celtique archaïque appartient bien à ce groupe, et s'en détache il y a quelques milliers d'années, comme le germanique, l'italique, le balto-slave, l'hélénique, et les autres familles plus orientales telles que le sanskrit.
On ne sait pas précisémment à quelle période le groupe celtique se scinde en deux familles de langues. On parle désormais de celtes en G/Q, et d'autres en B/P... Lorsque les uns prononçaient le son "g" ou "k", leurs cousins pronçaient un "b" ou un "p".
Nous connaissons bien le sort réservé à la mosaïque de peuples celtiques vivant sur le continent, ainsi qu'à leurs langues respectives (les langues gauloises, celtibères, etc...). Seules les langues celtiques de l'actuelle Grande Bretagne, d'Irlande et de la péninsule armoriquaine ont perduré à la fin de l'Antiquité. Ce sont officielement les seules langues celtiques parlées au Moyen-âge, et la majorité d'entre elles ont survécu jusqu'à nos jours. On les divise en deux famille : le goidélique (ou gaélique, appartenant au celtique en G/Q) et le brittonique (appartenant au celtique en B/P). La première famille lingustique regroupe le gaélique d'Irlande, celui d'Ecosse, et celui de l'ile de Man (mort en 1964). L'autre comprend le gallois, le breton, et le cornique (mort au 18° siècle, mais réssuscité au 20° siècle).
Cette carte vous permettra de mieux comprendre la répartitions de ces parlers :

Carte tirée de "Histoire de la langue bretonne" (éditions Ouest France)








